Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G (interdits à la location depuis le 1er janvier), F (interdits à la location à partir de 2028) et E (interdits à la location à partir de 2034) représentent plus de la moitié des transactions immobilières. Selon l’indicateur PAP, on atteint même le chiffre record de 74% ! 14% pour les G, 19% pour les F, 49% pour les E.
Au lieu de s’effondrer, les prix de vente de ces biens résistent, et dans certaines villes ils se situent même au-dessus du prix moyen.
En particulier, la récente interdiction de louer les logements G n’a pas de conséquences visibles sur le marché. On n’assiste à aucune débâcle ou inondation du marché par ce type de logements pourtant particulièrement énergivores.
Toutefois, la situation n’est pas la même suivant que l’on se trouve dans une grande ville ou en province, dans un appartement ou une maison individuelle.
La raison est simple : le coût de rénovation d’une maison est souvent bien plus élevé que celui d’un appartement. Toiture, isolation des combles, changement des fenêtres, rénovation du système de chauffage… Les travaux peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros, un frein majeur pour les acquéreurs. Ainsi, on peut compter jusqu’à -20 % sur le prix de vente dans certaines zones peu tendues.
A noter qu’une nouvelle proposition de loi vise à assouplir l’interdiction de location des logements G. Ainsi, le propriétaire bailleur d’un logement G ayant réalisé « tous les travaux de rénovation techniquement et juridiquement possibles » pour tenter d’améliorer la note du DPE ne serait plus concerné par l’interdiction de mise en location.
Idem si le propriétaire peut attester du refus de l’assemblée générale (AG) des copropriétaires d’engager des travaux dans les parties communes sans lesquels le bien, par exemple situé au-dessus du garage ou au dernier étage de l’immeuble, ne peut voir son DPE amélioré.