Selon une nouvelle étude, pour résoudre la crise du logement, la France aurait besoin de construire pas moins de… 400 000 nouveaux logements par an d’ici à 2030 ! Soit environ le double de la tendance actuelle.
Parmi les causes de cette pénurie, le phénomène de l’augmentation des divorces (en particulier dans les grandes villes) occupe une place de plus en plus importante, et contribue au « desserrement » des ménages. Ce terme nouveau désigne le fait que le nombre moyen d’habitant par logement est en baisse constante depuis de nombreuses années.
Ainsi, il est tout à fait possible d’avoir une pénurie croissante de logement dans une ville alors même que le nombre d’habitant diminue, si par ailleurs le nombre d’habitant par logement baisse plus fortement en proportion.
Certaines études estiment même que le phénomène de desserrement pèse trois fois plus sur les besoins que la démographie seule !
Le fait que de plus en plus de logements sont occupés par des personnes seules semble être sous-estimé par les pouvoirs publics, qui adoptent trop souvent une analyse purement « démographique » du secteur du logement.
Ainsi en France, les besoins en logements sont-ils très importants autour des grandes métropoles, en raison de l’attractivité de ces grandes villes et du phénomène conjoint de desserrement qu’elles connaissent.