Dès 2025, il sera interdit de louer un logement dont le DPE (Diagnostic de Performance Energétique) est classé G. Ce sera ensuite au tour des appartements classés F en 2028, puis de ceux classés E en 2034. Selon les chiffres du ministère de la Transition écologique, ces logements représenteraient autour de 20% du parc immobilier !
Un agent immobilier toulousain me confiait hier que l’arrivée sur le marché des passoires thermiques (logements notes E, F ou G) était en train de devenir une réalité.
Une étude conjointe MeilleursAgents/SeLoger montre qu’au cours de l’année 2021, la hausse des mises en vente atteint +8% pour les appartements étiquetés F ou G, alors qu’elle se limite à +3,5% pour les appartements mieux notés. Quant aux maisons énergivores, le volume de leurs annonces s’envole : +7,4% sur 1 an alors que, dans le même temps, la tendance est au repli (-10,4%) sur les mises en vente de maisons bénéficiant d’un meilleur DPE.
Et sans surprise, ces biens mal notés sont dépréciés. A caractéristiques équivalentes (ancienneté, superficie…), un bien dont le DPE est F ou G voit son prix de vente minoré de près de 7 % par rapport à celui d’un élève moyen (C, D ou E) et se vend en moyenne, 13% moins cher que s’il est étiqueté A ou B. Quant à la décote que subit une maison énergivore, elle atteint jusqu’à -17%.
Dans un contexte de hausse des taux, les transactions nouvelles générées sur le segment des biens énergivores pourraient constituer un intéressant relais de croissance pour le marché immobilier. En effet, on anticipe que de nombreux investisseurs vont se spécialiser dans les travaux de rénovation énergétique – le cas échéant en bénéficiant des aides d’état – et vont chercher à réaliser des plus-values en réhabilitant des biens énergivores.
Pourquoi pas vous ?