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Le propriétaire en demandait 89.000€, soit légèrement au-dessous du prix du marché. Cet appartement T2 de 40m2 en assez bon état avec une place de parking situé à moins de 200 mètres du métro semblait à première vue intéressant.

Enfin ça, c’était avant que je demande, obtienne, puis épluche l’ensemble des documents exigibles dans le cadre de toute vente immobilière.

Voici ce que j’y ai trouvé :

– L’existence d’un impayé de charges supérieur à 980.000€ (!). Pour une copropriété de 72 lots, cela revient à générer une dette pour chaque copropriétaire équivalente à 13.600€. Dette bien entendu intégralement transférée sur le nouvel acquéreur en cas de vente !

– Un diagnostic de performance énergétique très médiocre, à la frontière entre les “étiquettes” E et F. Rappelons que les appartements évalués F, en vertu de la loi Climat et Résilience, ne pourront tout simplement plus être loués dès 2028 !

– Des comptes-rendus de conflits existant entre membres du conseil syndical, les uns et les autres s’accusant mutuellement d’agressions et menaçant de porter plainte.

Et puis des informations relatives à des actes de malveillance commis au sein de la copropriété (visant en particulier le portail), des conflits avec des fournisseurs non payés, des problèmes relevés dans la comptabilité opérée par un précèdent syndic, des provisions pour charges mensuelles très élevées, etc, etc.

Toutes ces informations étaient bien contenues dans les différents documents que le vendeur a obligation de produire dans le cadre d’une vente. On parle ici des PV d’AG, du carnet d’entretien ou encore du DPE…

… encore faut-il que l’acquéreur – ou son conseil – les étudie en détail !