Un article paru le 3 janvier dernier dans le quotidien Le Monde fait état d’une augmentation de 15% sur un an des annonces de logements à louer.
En effet, la crise sanitaire a eu pour conséquence de remettre sur le marché de la location longue durée un grand nombre de biens préalablement loués en saisonnier ou en courte durée (type AirBNB).
Par ailleurs, un certain nombre d’étudiants en télé-études forcées et de jeunes actifs en capacité de travailler à distance ont choisi d’arrêter leurs locations pour retourner dans le logement familial, en attendant d’y voir plus clair.
Les spécialistes de l’immobilier consultés par Le Monde estiment que sur une année, « chaque semaine non louée représente pour le propriétaire une perte de 2 % du rendement locatif ; cela représente 8 % de leur rendement annuel par mois de vacance ».
Durant cette période, le propriétaire continue à assumer les charges générales liées au logement et il peut alors sembler tentant de relouer le bien au plus vite… en étant un peu moins regardant sur le profil des candidats à la location.
Cependant, en comparant les impacts financiers respectifs de la vacance locative et de la location à des candidats susceptibles de générer des défauts de paiement, il est indiscutablement favorable pour le propriétaire de temporiser – parfois jusqu’à la période précédant la rentrée universitaire -, jusqu’à bénéficier d’une demande plus forte et de pouvoir ainsi choisir avec soin un (ou des) locataire(s) sérieux.
Toujours dans le même article, on apprend qu’en moyenne un bien met 23 jours à se relouer, qu’il soit loué nu ou meublé. Ces chiffres masquent bien entendu de très fortes disparités géographiques.